P1000774Dans la foule des officiels venus assistés à la cérémonie de la «flamme de la paix » au stade municipal de Bouaké, sont présents des invités aussi illustres les uns que les autres. Certains sont des célébrités, d’autres des inconnus, d’autres encore des oubliés ou des disparus.

Dans cet auguste public de spectateurs, une femme se distingue. Tant par sa personnalité que par sa présence. «Thérèse Houphouët Boigny» : Les années et les époques n’ont pas tronquées sa beauté d’antan.

Le regard perçant, le sourire éclatant, le teint toujours «ciré», la toute première dame de Côte d’Ivoire réapparaît plus resplendissante que jamais. Ses 75 années n’ont fait que renforcer ses traits de noblesse et d’esthétique. «Sans tâches ni rides» elle «tient encore la route».

Elle rappelle «N’daya Internationale», cette ONG bienfaitrice qu’elle a crée. «Les étudiants de l’époque ont pu en jouir», révèle un ancien étudiant du temps de «la manne».

Thérèse Houphouët Boigny, longtemps retranchée dans l’anonymat de la solitude, fait une apparition fracassante. Devant – au moins – 25000 spectateurs et des millions de téléspectateurs, elle se lève, gracieusement et salue majestueusement la foule. Les uns et les autres sont partagés entre la joie de la voir et l’étonnement de la revoir.

Thérèse Houphouet, c’est la jointure de plusieurs générations, plusieurs courants politiques, plusieurs occupant du trône présidentiel.

Ceux qui ont pleinement vécus du temps de l’indépendance, garde d’elle l’image de la «conseillère particulière du Roi». Présente à ses côtés en toutes circonstances, influençant quelques fois ses décisions…’’royales’’.

Notre génération, celle du multipartisme et des crises politico-identitraires retient de Thérèse la «bienfaitrice, la dame au cœur d’or». Celle qui défend les esprits têtus contre le courroux de ‘‘dieu’’ ; celle qui – certainement –  intercède auprès du ‘‘père’’ pour délivrer les prisonniers et autres marcheurs ou casseurs.P1000690

Thérèse silence… Thérèse douceur, Marie-Thérèse semble revenir – en douceur – sur la scène politique. Une scène qu’elle n’a d’ailleurs jamais quittée. En effet, en toute discrétion elle a suivi l’évolution politique de la Côte d’Ivoire laissé par son défunt époux. Certains des Chefs d’Etat ivoiriens ont même eu recours à ses conseils et/ou à son amitié.

A cette cérémonie du 30 juillet 2007 à Bouaké, Thérèse aura révélé au monde son amour pour la paix et son «amitié» pour ceux qui luttent pour la conserver (la paix).

Thérèse est revenue «à la maison», celle de la paix. Et elle ne manque pas de le dire : «je suis là !».